Déclarations scandaleuses d’Olivier Richefou : SUD SDIS et l’intersyndicale exigent sa démission et écrivent à Macron !

Dans une interview hallucinante accordée à France 3, le président de la CNSIS, Olivier Richefou, affirme sans trembler que « nous ne manquons pas d’effectifs du côté des pompiers professionnels ». Face à cette provocation de trop et ce déni de réalité méprisant, SUD SDIS avec l’intersyndicale unie tape du poing sur la table : nous exigeons sa démission immédiate de la CNSIS et interpellons le Président de la République.

Un déni de réalité insultant pour nos agents sur le terrain

Sur le terrain, la réalité que nous vivons chaque jour au sein des SDIS est sans appel : explosion des délais d’intervention, épuisement opérationnel, sursollicitation des personnels et manque criant de moyens humains. Pourtant, Olivier Richefou ose déclarer froidement que les effectifs sont suffisants.

Pour SUD SDIS, cette sortie médiatique est le sommet d’une déconnexion coupable avec nos métiers et la sécurité de la population.

Pire encore, M. Richefou valide lui-même notre constat lorsqu’il reconnaît sans équivoque que les départements hésitent à engager leurs sapeurs-pompiers professionnels sur les feux de forêt en été, de peur de manquer d’effectifs pour assurer les gardes le reste de l’année !

Un système de sécurité civile acculé à choisir entre éteindre les incendies estivaux ou garantir le secours d’urgence du quotidien est un système en faillite. Maintenir nos centres d’incendie et de secours sous perfusion en substituant massivement des emplois professionnels par du volontariat n’est pas une stratégie : c’est une rustine comptable irresponsable.

Notre communiqué intersyndical du 6 août : La ligne rouge est franchie

Avec l’ensemble des 9 organisations syndicales (FA SPP-PATS, CGT SDIS, Avenir Secours, SNSPP-PATS, SUD SDIS, FO SIS, UNSA, SPASDIS-CFTC, CFDT SDIS), nous avons publié un communiqué sans concession.

Ce que nous rappelons fermement :

  • Nos salaires ne sont pas des privilèges : Ils rémunèrent la pénibilité, le danger et une disponibilité 24h/24 pour financer le bouclier opérationnel permanent de notre pays. Réduire l’organisation des secours à un simple tableau de dépenses de fonctionnement est une faute politique.
  • La perte de chance pour les usagers a déjà commencé : Le sujet n’est pas de savoir ce que coûte un professionnel aujourd’hui, mais la perte de chance inacceptable pour les citoyens que cause l’allongement des délais de secours.

Face à cette impasse, au blocage persistant du dialogue social et à l’incapacité de la présidence de la CNSIS à anticiper les crises, nous exigeons officiellement la démission d’Olivier Richefou de la présidence de la CNSIS.

Notre lettre ouverte à Emmanuel Macron : Il faut changer de gouvernance !

Parce que les mots ne suffisent plus, nous avons adressé, au nom de l’intersyndicale, une lettre ouverte directement au Président de la République, Emmanuel Macron.

Alors que le projet de loi issu du « Beauvau de la sécurité civile » doit être déposé à la rentrée, nous avons rappelé au chef de l’État que notre patience a atteint ses limites.

Nous lui demandons formellement de procéder au remplacement d’Olivier Richefou. Reconduit en 2022 alors qu’il n’a même pas été réélu au sein de Départements de France comme représentant des présidents de CASDIS, M. Richefou s’enferme dans une posture unilatérale et une provocation permanente. La gravité de la situation dans nos services nécessite une présidence à la hauteur des enjeux, faisant preuve de probité et capable d’un dialogue social constructif.

Prochaine étape : Conférence de presse Place Beauvau le 13 août !

SUD SDIS et l’intersyndicale ne laisseront pas brader notre service public de sécurité civile ni détruire nos conditions de travail, que ce soit pour les SPP ou les PATS.

📢 Nous vous donnons rendez-vous le jeudi 13 août pour notre conférence de presse intersyndicale organisée Place Beauvau à Paris.

Nous y martèlerons nos exigences face aux enjeux du Projet de Loi Beauvau et du Projet de Loi de Finances (PLF) 2027.

Notre maison brûle et nous refusons d’être dirigés par ceux qui ne regardent que les cendres de leurs lignes comptables !

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